Road-trip de 10 jours en Gaspésie

Road-trip de 10 jours en Gaspésie

La Gaspésie est une péninsule située au centre-est du Québec, entourée des eaux du fleuve Saint-Laurent au nord, du golfe St-Laurent à l’est et de la baie des Chaleurs au sud. Le nom de Gaspésie est un dérivé du mot Gaspé qui est un dérivé du terme micmac « Gespeg » signifiant « fin des terres ».

Voici l’itinéraire que nous suivrons durant ces 10 jours. Nous commencerons par la ville de Rimouski où se trouve le parc du Bic. Nous nous dirigerons ensuite en direction de la baie des chaleurs et la ville de Carleton/Mer où nous découvrirons le parc de Miguasha. Puis nous remonterons vers la ville de Percé et son parc de Bonaventure. Nous partirons pour la ville de Gaspé afin d’aller découvrir le parc national du Forillon et nous irons plus au nord, à Sainte Anne des monts pour voir le parc national de la Gaspésie.


Rimouski et le Parc du Bic

Visiter la Gaspésie, c’est se plonger en plein coeur d’une nature où l’on retrouve à la fois la mer, les montagnes et la forêt. Ce n’est donc pas surprenant qu’une bonne partie de notre road-trip ait été passé dans des parcs nationaux. Mais pour notre premier arrêt, nous trichons un peu, car il ne se trouve pas en Gaspésie, et non! Le Parc national du Bic se trouve plutôt dans le Bas-Saint-Laurent, tout près de Rimouski.

Situé dans l’estuaire du Saint-Laurent, ce parc est reconnu pour ses paysages côtiers découpés par la mer. Nous avons particulièrement aimé l’union entre mer et forêt qui semble être caractéristique de la région gaspésienne. Ici on a clairement le meilleur des deux mondes.

Nous avons pris notre temps en restant 3 jours sur le secteur et cela a été nécessaire. Nous avons pu profiter des randonnées et des activités proposées par le parc. Nous avons commencé la découverte du parc en faisant la randonnée du pic Champlain, situé à … 346 m d’altitude 😊 il constitue le sommet le plus élevé du massif rocheux des Murailles. Du haut de son belvédère, la vue sur l’estuaire et le parc est époustouflante et permet de bien visualiser l’ensemble du site.

 

Nous nous rendrons ensuite à la pointe aux épinettes afin de tenter d’observer l’animal emblématique du parc…nommé « Bibic le phoque commun ».

Le territoire du parc est un habitat privilégié pour le phoque commun, puisqu’il s’y reproduit et qu’il y effectue sa mue, deux étapes importantes de son cycle vital. Il s’agit d’un des rares endroits le long du fleuve Saint-Laurent où l’on peut observer le phoque d’aussi près à partir de la berge, car il aime bien se reposer sur les blocs rocheux des anses et des baies. Et coup de chance pour nous nous avons réussi à en observer plusieurs qui se faisaient chauffer au soleil! Quelle chance de pouvoir admirer ce bel animal.

  

Le lendemain nous retournerons au parc pour faire un nouveau parcours de randonnée, le grand tour! Nous avons donc effectué tout le tour de la péninsule du parc. Un parcours incroyable de 3 heures qui nous aura fait passer sur la plage, la forêt, escalader de gros rochers….et découvrir des endroits aux noms qui prêtent à sourire comme la baie du Ha! Ha! et l’anse à mouille cul….😆

 

  

Nous devions également respecter un horaire de départ en fonction de la marée car toute une section de la randonnée se fait sur la plage. Une très belle balade qui a séduit tout le monde.

Nous retournerons le soir sur la baie du Ha! Ha! Afin d’y observer un très joli coucher de soleil.

  

Nous irons également visiter le site historique maritime de Pointe-au-père à Rimouski. En arrivant sur les lieux, le magnifique phare de Pointe-au-père nous souhaite la bienvenue. Du haut de ses 33 mètres, il est le deuxième plus haut phare au pays. Il s’agit d’ailleurs d’un site historique important pour l’histoire du Saint-Laurent. Construit en 1909, il a été nommé site historique national du Canada en 1974. Nous avons pu gravir ses 128 marches pour admirer la vue sur le Saint-Laurent.

  

Le site de Pointe-au-Père comprend également le Musée de l’Empress of Ireland qui présente une exposition sur le naufrage de ce paquebot dont l’histoire est intimement liée à celle de la région. Majestueux et rapide, il s’agissait de l’un des navires les plus populaires de son époque. Ça vous rappel quelque chose? Et oui, l’histoire de l’Empress of Ireland ressemble drôlement à celle du Titanic.

Le 28 mai 1914, il quitte le port de Québec en direction de Liverpool avec 1477 passagers à bord. Cette route, il la connait bien; il en est à son 192e voyage. Le soir du 29 mai, par un temps brumeux, il fait son arrêt habituel à Pointe-au-Père pour débarquer son pilote, loin de se douter que quelques minutes plus tard il allait sombrer à jamais dans les eaux du Saint-Laurent.

Ici pas d’iceberg, mais plutôt un moment de confusion provoqué par la brume. Vers 1h55 du matin, le Storstad, un charbonnier norvégien, heurte le paquebot. Ensuite, tout va très vite, trop vite. En 14 minutes à peine, l’Empress of Ireland coule apportant avec lui 1012 de ses passagers. Il reste aujourd’hui dans l’histoire comme étant le plus grand naufrage au Canada.

Nous observerons également sur le site, le NCSM Onondaga, un ancien sous-marin de la Marine royale canadienne qui a navigué pendant plus de 30 ans (de 1967 à 2000).

Le lendemain, nous reprendrons sagement notre route pour la destination suivante.


Carleton sur mer et le Parc de Miguasha

Après plus de 3h de route, nous arrivons au parc national de Miguasha, près de Carleton-sur-Mer. Nous sommes partis sur les traces des premiers vertébrés terrestres. La falaise fossilifère du parc est classée patrimoine mondial de l’UNESCO. On aura vu deux sites classés à l’Unesco au Canada – La ville de Québec et le parc de Miguasha. C’est en fait l’un des meilleurs endroits au monde pour découvrir des poissons fossiles de la période Dévonien. Le Parc possède d’ailleurs un spécimen d’Elpistostege Watsoni (Elpi pour les intimes!) qui pourrait être le poisson le plus apparenté à l’Humain jamais découvert sur la planète… Rien que ça! Il a été découvert en avril 2010.

 

Ici, les poissons et les plantes fossiles racontent notre histoire, celle de l’origine des premiers vertébrés terrestres, il y a environ 380 millions d’années pendant la période du Dévonien, à cette époque où d’étranges espèces amorçaient leur passage de l’eau à la terre.

Des recherches préliminaires sur ce spécimen complet permettent de supposer qu’Elpistostege watsoni pourrait être le plus proche parent des tétrapodes, ce qui lui confère un positionnement unique dans la transition du milieu aquatique au milieu terrestre chez les vertébrés.

   

C’est aussi avec une certaine fierté que nous avons pu participer à une très belle expérience. Nous nous sommes armés de casques, de marteaux…et nous sommes partis devant la falaise à la recherche de fossiles. Quel plaisir d’être encadré par une géologue qui nous explique le comment et le pourquoi de ces recherches. Nous trouverons quelques spécimens intéressants et Timéo aura la palme avec un très beau fossile de plante! Nous terminerons cette activité par la visite du centre de recherche. Une telle immersion est vraiment très intéressante à vivre et nous a beaucoup intéressés.

 

Nous en aurons aussi profité pour goûter une des spécialités du coin….le homard! Hum, mais pas aussi bon que celui de chez nous😉!


Percé et le Parc de Bonaventure

Le rocher Percé est sans conteste l’un des symboles les plus célèbres du Québec. Nous venions ici également pour continuer notre tour des parcs nationaux et celui là est un peu spécial car il s’agit en fait d’une île! La petite Île Bonaventure située à 3,5 kilomètres de la côte de Percé. Appartenant, comme le rocher, au Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé  il s’agit d’une très belle découverte.

  

Grande d’à peine 4,16 km², l’Île Bonaventure a été découverte en 1534 par Jacques Cartier, elle servira pendant plusieurs années de poste pour la pêche saisonnière. En effet, la région est reconnue pour l’abondance de morues qui s’y retrouve. La morue a d’ailleurs été le premier moteur économique de la Nouvelle-France, plus important encore que la traite des fourrures.

Mais si on se rend sur l’île, c’est bien sûr pour admirer la colonie de fous de Bassan qui y habite. Ils sont d’ailleurs plus de 100 000 fous de Bassan à revenir sur l’île chaque été pour la période de reproduction. En s’en approchant, on entend d’abord leurs cris… imaginez-vous 100 000 oiseaux qui crient en même temps! Puis, on les aperçoit bien installés sur leur nid. Peu d’endroits au monde permettent de voir une colonie aussi grande de si près. Et laissez-moi vous dire que le spectacle est absolument magnifique.
S’ils donnent l’impression d’avoir toujours habité l’île, la toute première mention des fous de Bassan dans un document historique ne remonte qu’à 1860. Et à l’époque, ils étaient à peine 3000 à peupler le territoire. En 1919, l’île devient un sanctuaire pour oiseaux et la population s’accroit rapidement. Il faut dire que la géologie du site, l’absence de prédateur et l’abondance de nourriture dans le golfe du Saint-Laurent en fait un endroit parfait pour poser bagages!
L’Île Bonaventure abrite pas moins de 224 espèces d’oiseaux marins. C’est donc quelques 350 000 oiseaux qui peuplent l’île.

 

La roche percé : impossible de rester indifférent devant ce chef-d’oeuvre de la nature qui veille sur la péninsule gaspésienne depuis plus de 300 millions d’années. Imaginez-vous que jadis, le rocher n’avait pas une, pas deux, mais bien trois arches. Au fil des ans, son aspect a été largement modifié. Proies des vents et des marées, deux de ses arches n’ont pas survécu au temps : la dernière s’est écroulée le 15 juin 1845.
Et qu’en est-il de l’arche actuelle? En moyenne, le rocher perd environ une tonne de roches par jour. À ce rythme, les experts estiment qu’il faudra encore entre 400 et 500 ans pour que le trou s’effondre.
Nous aurons donc passé un très bon séjour à admirer ces beaux panoramas.

 

Nous aurons également eu la chance d’apercevoir des dauphins nager juste devant nous lors de notre pique nique 😍. Notre étape suivante nous emmènera encore plus au nord pour la ville de Gaspé et le Parc du Forillon.


Gaspé et le Parc du Forillon

Et si on vous disait que nous avons trouvé le bout du monde! Oui, oui, le bout du monde! Nous y avons vu des phoques et des oiseaux marins.

Situé à une vingtaine de minutes du centre-ville de Gaspé, le Parc national de Forillon s’étend entre le golfe Saint-Laurent et la baie de Gaspé.
Avec ses anses, ses grottes et ses falaises abruptes, le parc offre des points de vue tout simplement incroyables.

Nous partirons pour une randonnée par le sentier Les Graves: c’est là que nous trouverons le célèbre bout du monde ! En chemin, nous croiserons trois porc-épics qui ne semblent pas trop se soucier de notre présence. Au bout de 6 kilomètres de marche, nous arrivons finalement au bout du monde et la vue est tout simplement magnifique. Par contre, grosse déception car nous ne verrons ni les ours, ni les originaux durant cette balade…

  

Le lendemain nous partons de bonne heure et de bonne humeur pour une sortie en bateau afin d’aller voir …et oui….les baleines. Nous voilà donc habillés à la dernière mode avec un style tout à fait…..comment dire …marin🤣. Nous vadrouillerons pendant 2h30 dans la baie du Saint-Laurent et nous aurons la chance d’observer des nuées de fous de bassan plonger, apercevoir au loin des marsouins, encore et toujours des phoques, une jolie vue de cette belle cote…mais pas de baleines😢😭. Pas de bol pour nous.

 

Nous décidons, après avoir dégusté une délicieuse morue, de nous rendre à un lac où se trouvent des castors. Nous avons patienté silencieusement pendant 2 heures devant ces jolies huttes et devinez quoi? Et bien chou blanc là aussi! Bouh😣. Mais le panorama était très beau!

 

Nous reprenons la route le lendemain en direction de notre dernier parc national, celui de la Gaspésie. Nous croisons les doigts pour avoir plus de succès sur les animaux😉!


Saint-Anne des monts et le Parc de Gaspésie

Dernier arrêt de notre road-trip, le Parc de la Gaspésie, nous a permis de voir un tout autre côté de la Gaspésie. Ici, la mer a cédé sa place aux montagnes et à la forêt. Ce ne sont plus les baleines que l’on souhaite apercevoir, mais les orignaux, les grandes vedettes du parc.

Créé en 1937, il s’agit du deuxième plus vieux parc du Québec. En le traversant, on comprend rapidement ce qui fait sa popularité. Deux ensembles montagneux couvrent le territoire du parc : les monts Chic-Chocs à l’ouest et les monts McGerrigle à l’est.
Pendant notre visite, nous avons eu la chance de faire trois randonnées très différentes, mais aussi belles les unes que les autres. La première celle du Lac aux Américains nous mène jusqu’au lac du même nom.  Un très beau panorama sur cet ancien glacier où les garçons se feront une joie d’observer les poissons et les têtards.

Pour notre deuxième randonnée, nous avons décidé de gravir le Mont Ernest-Laforce. Nommé en l’honneur d’un journaliste et colonisateur de la région qui, entre 1900 et 1940, a collaboré à la fondation de plusieurs paroisses.
Au sommet, la vue est tout simplement sublime. On y aperçoit quelques-uns des plus hauts monts de la région, dont les monts Jacques-Cartier et Albert.

Nous avons suivi les conseils d’un garde du parc qui nous avait conseillé de faire la randonnée à la tombée du jour, et bien nous en a pris car nous avons été les chanceux spectateurs de magnifiques orignaux. Nous avons commencé par apercevoir au détour d’un chemin, une mère et son petit, que nous avons eu la chance de voir de très près. Ensuite nous en avons vu deux autres mais de loin, à l’aide de jumelles. Et enfin sur le chemin du retour nous avons vu une femelle qui était allongée et cerise sur le gâteau, un peu plus loin, un beau mâle avec des bois magnifique! Je peux vous assurer que c’est une expérience magnifique et franchement inoubliable, j’en ai eu des frissons!

 

   

C’est donc le sourire aux lèvres que nous rentrons faire de doux rêves car demain nous attend la dernière randonnée de notre tour du monde! Et oui!

Nous partons donc en direction du mont Albert avec comme invitée surprise…la pluie! Cela nous obligera à modifier nos plans car nous devions à la base faire une grande boucle de 17,5 km mais rendus au sommet, nous ferons simplement demi tour et reprendrons le même chemin qu’à l’aller. C’est plus prudent.

Nous aurons tout de même parcouru nos 12 km et aperçu le massif des monts Chic Chocs.

 

La Gaspésie est un très bel endroit à découvrir, on y retrouve des allures de la Bretagne dans ces paysages côtiers découpés.

Et comme nous avons trouvé le bout du monde, il est maintenant temps de revenir voir notre belle Bretagne.

A bientôt

Les 5 BZH

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6 réactions au sujet de « Road-trip de 10 jours en Gaspésie »

  1. Ça a l’air vraiment magnifique! Vous m’avez fait rire avec vos cirés jaunes, on dirait des touristes parisiens en vacances en Bretagne!! 😂😂
    On vous souhaite un beau retour! Bisous 😘

  2. L’histoire de l’Empress of Ireland m’a bien intéressée ! Quel magnifique voyage. Bon retour! La vie ne sera jamais comme avant après tant de voyages et d’expériences. A Bientôt.

  3. Plijus eo gwelout ez eus atav kement a blijadur ganeoc’h.
    N’on ket deuet a-benn da lenn tikedenn ar voutailhad gwin sanset kuzhat
    blaz al legestr n’eo ket anezhañ gwall vat (e-keñver re Bro-Vreizh) !
    Ca fait plaisir de voir que vous avez toujours autant de plaisir.
    Par contre, je n’ai pas réussi à lire l’étiquette du pinard sensé couvrir le goût du homard pas très bon (par rapport à celui de Bro Vreizh) !
    Si vous faites déjà de beaux rêves avant votre dernier tour de piste, vous en ferez encore beaucoup après, alors courage !
    Préparez quand même des tenues légères car ici l’été est chaud.
    Keno.

  4. Merci pour tout et rentrez doucement,
    Préparez vous à toutes les questions à votre arrivée dont certaines..inattendues !
    (du vécu)
    Cath et Phil

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